Introduction
C’est un nerf mixte, sensitif et moteur du membre supérieur. La plus volumineuse branche terminale du plexus brachial qui assure l’extension et la supination du coude, du poignet et des doigts.
Intérêt :
Sa lésion est la plus fréquente de tous les nerfs périphériques. Il peut subir une section partielle ou totale (fréquemment d’origine traumatique lors de la fracture de l’humérus) ; ou bien une compression par les éléments de rapport. Le progrès de la microchirurgie de réparation a amélioré nettement le traitement de ces lésions.
I- origine
Provient des racines C6, C7, C8 et D1 par l’intermédiaire du tronc secondaire postérieur du plexus brachial, qui se bifurque au niveau du creux axillaire en 2 branches : le nerf radial et le nerf circonflexe.
II- trajet
Traverse la base du creux axillaire et gagne la loge postérieure du bras en passant par la fente huméro-tricipitale. Il contourne la diaphyse humérale de dedans en dehors, puis il perfore la cloison intermusculaire externe à la hauteur de la gouttière bicipitale externe pour se retrouver au niveau antéro-latéral du pli du coude où il se divise en 2 branches terminales.
Les rapports intimes du nerf radial avec la diaphyse humérale expliquent certaines paralysies radiales lors des fractures de l’humérus
III- rapports
1· dans le creux axillaire
a. rapport avec les parois
- en avant : il est loin de la paroi antérieure constituée par le muscle petit pectoral et l’aponévrose clavi-pectoro-axillaire.
- en arrière : il est proche de la paroi postérieure constituée par la face antérieure de la scapula et les 3 muscles qui s’y insèrent : le sub-scapulaire (en haut), le grand rond et le grand dorsal (en bas).
- en dehors : il se rapproche de la paroi externe ; constituée par : l'extrémité supérieure de l’humérus, et les muscles coraco-brachial et la courte portion du biceps brachial,
- en dedans : il est loin de la paroi interne ; constituée par le grill costal recouvert par le muscle grand dentelé.
b. rapports avec les éléments vasculo-nerveux
le nerf radial est l’élément le plus postérieure :
- en avant : l'artère axillaire qui le sépare du nerf médian.
- en dehors et en avant : le nerf circonflexe qui se dirige vers le trou carré de Velpeau.
- en dedans et en avant : le nerf cubital, la veine axillaire, et le brachial cutané interne (BCI).
2· au niveau du bras
a. dans la fente huméro-tricipitale
le nerf radial est limité :
- en haut, par les tendons du grand rond et du grand dorsal.
- en dehors, par l’humérus.
- en dedans, par la longue portion du triceps.
b. dans la loge postérieure du bras
se dirige obliquement en bas et en dehors, accompagné de l'artère humérale profonde, appliqué intimement à la face postérieure de l’humérus. Il est engagé dans un canal ostéo-musculaire, limité :
- en avant : par la gouttière radiale à la face postérieure de l’humérus;
- en arrière : par le long triceps et le vaste externe;
- en haut et en dehors : par l’insertion du vaste externe;
- en bas et en dedans : par l’insertion du vaste interne.
3· au niveau du coude
arrive au niveau de la gouttière bicipitale externe, accompagné de la branche antérieure de l’artère humérale profonde.
- en avant : l’aponévrose brachiale superficielle.
- en arrière : le brachial antérieur.
- en dehors : le long supinateur et le 1er radial.
- en dedans : le tendon direct du biceps.
IV- distribution
1· les branches collatérales
- sensitives : pour les téguments postéro-latéraux du bras et de la partie moyenne de la face postérieure de l’avant-bras.
- articulaires : pour le coude.
- musculaires : pour le long triceps, le brachial antérieur, l’anconé, le long supinateur, le 1er et 2ème radial.
2· les branches terminales
- la branche motrice
postérieure et profonde, elle se termine dans la loge postérieure de l’avant-bras en 2 branches, l’une destinée aux muscles de la couche superficielle, l’autre aux muscles de la couche profonde.
- la branche sensitive
antérieure et superficielle, elle se termine à la face postérieure de la main en 3 branches destinées à l’innervation de la moitié latérale de la face postérieure de la main sauf les 2 dernières phalanges du 2ème et 3ème doigts.
Conclusion
La paralysie radiale se traduit par un défaut d’extension du poignet et des doigts (aspect de main tombante ou en col de cygne) associée à une perte de l’abduction du pouce.